— Chapitre 7 —

Pris au piège

Malgré leur succès sous terre, les mineurs allemands ne paraissaient plus aussi sûrs de leurs actions. Ils firent exploser plusieurs camouflets près de leurs lignes sans aucune raison apparente. Le premier fut tiré le 18 juin 1916 à 5 heures, au nord de Chantecler, à proximité du secteur K. Le lendemain, une autre explosion fut ressentie, toujours au devant des lignes allemandes[1]. Les tunneliers n’étaient pas présents à ce niveau du front. Leurs galeries ne dépassaient même pas la moitié du no man’s land. Une erreur d’appréciation dans les écoutes est sans doute à l’origine de cette manœuvre. Trop éloignés, les camouflets ne firent aucun dégât aux tunnels néo-zélandais. Les Allemands persistaient pourtant dans leurs opérations. Deux autres camouflets furent actionnés dans la même zone le 27 juin et le 1er juillet [Carte 6]. Ils ne causèrent aucun dommage dans le réseau néo-zélandais. Les Allemands empêchaient peut-être les tunneliers de creuser plus en avant en fragilisant le sous-sol à un endroit où les deux premières lignes de tranchées opposées se resserraient.

Carte 6. Opérations souterraines à Chantecler, 17 juin - 14 août 1916
(Conception et réalisation : A. Byledbal)

Les travaux de la compagnie reprirent rapidement malgré l’absence de la 2e section, toujours à l’œuvre dans le secteur G, au sud d’Arras. George était mieux loti que ses camarades des 1re, 3e et 4e sections. L’adversaire était très calme dans sa zone d’action. Le sapeur écoutait, plus qu’il ne creusait[2]. Son camarade Gerald avait été évacué à l’hôpital pour être opéré d’une tumeur bénigne qui le faisait souffrir. À Chantecler, le reste de la compagnie poursuivait le développement du réseau sur deux zones.

La première était la plus difficile, située entre la jonction des secteurs K et J jusqu’à la route de Bailleul. Il s’agissait de la portion du front où toutes les actions s’étaient concentrées depuis l’arrivée des Néo-Zélandais. Des galeries furent percées pour s’avancer à l’intérieur du no man’s land et rejoindre le système adverse situé, à présent, derrière les trois grands cratères [Carte 6]. L’inspecteur des mines de la IIIe armée britannique s’était entretenu avec les officiers de l’unité pour concevoir un plan d’attaque dans cette partie du front[3]. Les Néo-Zélandais ne pouvaient plus rester passifs.

La seconde zone, plus discrète, se trouvait à une centaine de mètres au sud de la route de Bailleul. Les mineurs allemands n’y avaient pas été repérés. Les tunneliers poursuivaient la construction d’un réseau défensif souterrain, installé 50 mètres devant les tranchées britanniques et constitué de quatre tunnels principaux (J8, J14, J7 et J12) qui s’avançaient jusqu’au milieu du no man’s land [Carte 6]. Tous étaient reliés par une galerie latérale de près de 300 mètres de long, creusée en parallèle de la première ligne de tranchées britanniques, formant un véritable front souterrain. Plusieurs tunnels se développaient entre chaque galerie principale afin d’écouter et de surveiller l’ennemi. Surtout, ils permettaient de faire exploser un camouflet ou une mine dès l’approche d’une galerie allemande.

Le 14 juillet, la 2e section donna le secteur G, ainsi que les secteurs H et I, tenus par la 14e division de pionniers, à la 256e compagnie de tunneliers, nouvellement formée. Pour son arrivée dans les tranchées, la 256e fut placée sous l’autorité de quatre officiers de la 181e compagnie de tunneliers, plus expérimentés. Leur baptême du feu n’eut pourtant pas lieu tant leur zone d’action était calme. Avec la formation de cette unité, le corps des tunneliers atteignit son apogée. Sur l’ensemble du front britannique, 25 compagnies de tunneliers de Grande-Bretagne, trois d’Australie, trois du Canada et une de Nouvelle-Zélande étaient à l’œuvre. Elles représentaient une force combattante souterraine d’environ 21 000 hommes[4]. George et Gerald furent mis au repos durant quatre jours à Arras et rejoignirent ensuite leur unité au nord de Chantecler où ils relevèrent une partie des hommes de la 184e compagnie de tunneliers dans le secteur K. L’unité néo-zélandaise se trouvait désormais au complet au nord de la Scarpe. George et Gerald furent employés temporairement au nettoyage de tranchées et à l’installation d’abris souterrains[5]. Dans le secteur J, les tunneliers manquaient de Treillis. Le creusement se réduisit d’autant que, début août, la zone d’action des Néo-Zélandais s’étendit de nouveau avec la relève des secteurs G, H et I au sud de la Scarpe. Les quatre sections se partageaient un front de près de dix kilomètres, du nord au sud d’Arras.

À l’extrémité nord de Chantecler, les Allemands étaient de nouveaux très actifs. Mais, le plus inquiétant était la découverte de bruits de pas, localisés au sud du cratère Clarence, au centre du secteur. Par manque d’effectif, les tunneliers n’eurent pas le temps de réagir. Le 14 août, à 22 heures 05, une large mine explosa à cet endroit précis. Les mineurs allemands réussirent une nouvelle fois à se faufiler à travers le maillage de tunnels néo-zélandais. Un cratère ovale de plus de 45 mètres de long et de plus de 36 mètres de large se forma, détruisant en surface 60 mètres de tranchées de premières lignes qui avaient été recreusées après l’attaque du 4 juin [Carte 6]. Les tunneliers qui travaillaient dans les ramifications des galeries J5 et J1, enserrant le lieu de l’explosion, sortirent rapidement. Dans leur course vers la surface, ils éteignirent toutes les bougies. Les groupes de tunneliers se rassemblèrent dans les tranchées. Des sapeurs aussi bien que des Treillis manquaient à l’appel.

L’officier en charge prévint immédiatement le poste de secours le plus proche alors que la liste des disparus lui parvenait. Les secouristes prirent rapidement l’ensemble du matériel et le firent transporter par des soldats d’infanterie vers le lieu de l’attaque. Les sauveteurs arrivèrent ainsi en pleine condition physique pour leur intervention[6]. L’officier qui dirigeait les opérations de secours s’assura de la ventilation du système afin d’y chasser les gaz présents. Aucun tunnelier n’avait le droit de descendre dans le réseau endommagé. Des gardes furent placés aux entrées et assuraient la sécurité[7]. Les soldats d’infanterie reçurent l’interdiction formelle de prendre part aux opérations de secours. Aucun gaz ne fut détecté dès les premiers tests. Par mesure de sécurité, les sauveteurs s’équipèrent de leur appareil respiratoire et pénétrèrent par les entrées des galeries J5 et J1. Chaque équipe était constituée d’un binôme[8]. Des lampes électriques étaient utilisées pour éviter une explosion si des gaz étaient encore présents plus profondément. Les sauveteurs disposaient des lampes sur leur chemin pour bénéficier d’une meilleur visibilité et baliser l’accès vers la surface. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, les premiers effondrements apparurent ; d’abord de petites chutes de craie puis très vite des éboulis ralentirent la progression[9]. Les secouristes déblayèrent les gravats pour se frayer un passage. Les premières victimes furent dégagées, des Treillis qui n’avaient pas eu le temps de fuir lors de l’effondrement partiel de la galerie. Prises en charge, les victimes furent peu à peu remontées à la surface pour être examinées et soignées. Les blessés étaient soigneusement placés et attachés sur un brancard. Conçue spécialement pour les galeries, la civière était complètement souple grâce à sa texture en fibres végétales. Elle disposait de quatre patins en bois qui lui permettaient d’être traînée facilement dans un tunnel[10]. La victime était placée avec précaution sur le dos, les bras le long du corps, les mains posées sur les jambes serrées l’une contre l’autre. Une corde maintenait le blessé sur le brancard qui pouvait ainsi être placé à la verticale et remonté par un puits. Près d’une dizaine de Treillis furent ainsi secourus. Les sauveteurs arrivèrent devant les deux tunnels les plus atteints. Le premier présentait de nombreux éboulements sur 12 mètres environ avant d’être complètement bouché. Le second, qui avait subi l’explosion de la mine, s’était effondré sur toute sa longueur. Malgré tous leurs efforts, les secouristes ne parvenaient pas à avancer rapidement dans les deux galeries. Afin d’être plus libres de leurs mouvements, ils abandonnèrent leur équipement respiratoire après avoir vérifier l’absence de gaz. Au milieu de la nuit, un tunnelier blessé fut découvert dans l’une des ramifications. D’autres étaient toujours portés disparus, les sapeurs James King et Joseph McCallum. Les équipes qui étaient à l’oeuvre depuis plusieurs heures, étaient ralenties par les dégâts importants de l’explosion allemande. Au matin du 15 août, les chances de retrouver les deux tunneliers s’amenuisaient. Les opérations se poursuivirent toute la journée sans détecter le moindre signe de vie. À la tombée de la nuit, le tunnel était toujours bloqué sur près de 9 mètres. Les sauveteurs poursuivaient inlassablement leur mission. Alors que l’un d’entre eux retirait avec précaution des blocs de craie, le corps de l’un des deux sapeurs apparut. Le visage était pâle. Aucun pouls ne fut décelé. Le second fut découvert peu après également sans vie. Les corps des sapeurs King et McCallum furent remontés à la surface près de 24 heures après le début des opérations de secours, alors que les tunneliers commençaient déjà le nettoyage de leur réseau. Une partie des sauveteurs continua à sécuriser la galerie et à aider au nettoyage des autres. L’autre partie rangea le matériel, mais garda quelques équipements à l’entrée des tunnels en cas de nécessité. Les hommes opéraient dorénavant dans une portion fragile du système.

Les mineurs allemands n’avaient pas seulement la main mise sur le sous-sol. Ils possédaient une parfaite connaissance du terrain et des mouvements de leur adversaire. De l’autre côté du no man’s land, les opérations néo-zélandaises n’étaient pas assez agressives pour les faire reculer. Dans le combat souterrain, la meilleure défense restait l’attaque. L’initiative l’emportait toujours sur la passivité. Avec des effectifs engagés dans la guerre souterraine toujours plus bas, la compagnie éprouvait de plus en plus de difficultés pour mener à bien sa mission. Début septembre, seulement deux sections combattaient dans les secteurs J et K. Les deux autres étaient occupées à aménager des abris souterrains dans les tranchées à Saint-Nicolas. L’ennemi étant quasiment absent dans les secteurs G, H et I, la compagnie délaissa ses opérations au sud de la Scarpe[11], au moment où elle adopta un nouveau roulement pour ses équipes. Celui-ci avait déjà changé à la fin du mois d’août. Les hommes avaient gagné en temps de repos passant de 16 à 24 heures. En septembre, le roulement revint à huit heures sur le front et 16 heures au camp, mais quatre équipes, une par section, étaient dorénavant maintenues au repos pendant trois jours. Les hommes du rang accueillirent très mal l’idée, mais les officiers entérinèrent rapidement la proposition[12]. Les gradés n’eurent pas d’autre choix puisque cette mesure s’appliquait à l’ensemble des compagnies de tunneliers. Outre le risque de bombardement de leur quartier, les hommes étaient surtout réfractaires à l’accroissement des corvées quotidiennes.

Les Néo-Zélandais décidèrent d’une contre-attaque entre Cuthbert et Clarence afin de nettoyer la portion de front où les Allemands étaient les plus dangereux. Les hommes de la 4e section se chargèrent d’installer des sacs d’explosif dans quatre tunnels. Ils organisèrent leur action avec les troupes en surface, celles du régiment Cheshire. Les soldats d’infanterie ouvrirait la voie à un groupe de volontaires tunneliers qui créerait une brèche dans le réseau de barbelé ennemi. Ils investiraient ensuite les tranchées allemandes, donnant le temps aux tunneliers de faire sauter, grâce à des petites mines facilement transportables, les entrées de souterrains adverses[13]. Ainsi bouché, le réseau adverse se remplirait de gaz produit par la mise à feu des quatre camouflets décimant ses occupants. Jim séparé de son camarade Lofty, envoyé en permission, demanda à faire partie de l’équipe qui traverserait le no man’s land. Jim rejoignit les sapeurs Edwards, Pennell, Ormiston, Brooke, Ainslie, Milne et Cornwall, ainsi que les sergents Pownceby et Leeden. Le groupe fut placé sous le commandement du lieutenant Durant. Le 14 septembre, peu avant 20 heures, les soldats du régiment Cheshire se rassemblèrent dans la tranchée de première ligne, baïonnette au canon. Les tunneliers volontaires les accompagnaient. Sous les tranchées, les quatre têtes de galeries étaient prêtes pour la mise à feu. Au total, plus de six tonnes d’explosif furent installées dans cette partie du système souterrain. En surface, Jim croisa un fantassin qu’il connaissait pour lui avoir déjà parlé dans les tranchées, un Irlandais habitant Liverpool[14]. Le lieutenant Durant donna à ses hommes ses dernières recommandations. S’il lui arrivait quelque chose, les hommes devraient obéir aux sergents Pownceby et Leeden, ou à Jim si plus aucun gradé n’était présent. Puis, tous se préparèrent à franchir le parapet. À 20 heures, les hommes s’élancèrent dans le no man’s land. Le petit groupe de tunneliers les suivit, mine à la main. Ils n’eurent pourtant pas le temps de parcourir plus de 20 mètres qu’un déluge d’obus tomba de toute part. Jim fut pris au piège. Il se mit à couvert avec d’autres camarades dans un trou d’obus. Le lieutenant Durant, le sergent Pownceby, un autre sergent du Cheshire et trois soldats arrivèrent néanmoins à se frayer un chemin jusqu’aux tranchées ennemies. Jim se risqua à jeter un coup d’oeil par-dessus son abri de fortune. Il ne vit que des soldats étendus, blessés ou morts. L’Irlandais était là, sans vie. Conscient de son sort s’il restait trop longtemps au milieu du no man’s land, le groupe de Jim se replia. Le plan était avorté. Les quatre camouflets furent mis à feu 17 minutes après le début de l’offensive. Tous explosèrent avec succès [Carte 7]. En surface, neuf tunneliers sur onze étaient de retour dans les lignes, essoufflés et terrorisés. Peu de soldats du Cheshire étaient présents. Jim, accompagné du sapeur Tom Edwards, décida de retourner chercher les blessés, ainsi que ses deux supérieurs qui manquaient à l’appel. Les deux hommes trouvèrent rapidement un soldat, étendu, en vie, mais couvert de sang. Jim le porta sur son dos et le ramena vers les tranchées. Le blessé répétait sans cesse : « Dîtes à ma mère que j’ai fait de mon mieux »[15]. Le pauvre homme décéda avant d’être pris en charge par les ambulanciers. Les deux sapeurs firent de leur mieux et ramenèrent peu à peu d’autres blessés. Les Allemands continuaient de bombarder le champ de bataille. Le lieutenant Durant et le sergent Pownceby restaient introuvables. Dans l’obscurité et la confusion, personne n’avait vu les deux hommes entrer dans les tranchées adverses. Jim et Tom continuait de découvrir de nouveaux blessés. Ils étaient en train de porter un soldat plus lourd que les autres lorsqu’un obus explosa sur leur passage, coupant les jambes de Tom. Jim s’en sortit presque par miracle. Il amena immédiatement son camarade aux ambulanciers, mais son état était critique. Le sapeur Edwards mourut une heure plus tard[16]. Les recherches pour retrouver le lieutenant Durant et le sergent Pownceby furent vaines et arrêtées au milieu de la nuit. Les deux Néo-Zélandais furent portés disparus.

Carte 7. Opérations souterraines à Chantecler, 15 août - 16 novembre 1916
(Conception et réalisation : A. Byledbal)

Dans cette partie d’échec mortel, les mineurs allemands s’étaient montrés plus malins que leur adversaire. Ils avaient su garder l’avantage sous terre grâce à leur discrétion et à d’habiles manœuvres de diversion menées au nord de Chantecler. Par deux fois, ils avaient mis à mal les galeries et les tranchées britanniques. Ils paraissait même avoir deviné la contre-attaque menée sous terre et en surface au soir du 14 septembre. Démuni et impuissant, Jim n’hésita pas à écrire dans son petit carnet de notes que les Allemands en savaient bien plus que ses compagnons sur les opérations de son unité. Fin septembre 1916, le réseau néo-zélandais cessa de se développer. Les mineurs allemands étaient désormais très calmes. Les tunneliers délaissèrent peu à peu le secteur de Chantecler pour un nouveau travail à l’est d’Arras, où l’armée britannique projetait de mener une grande offensive sur les premières lignes allemandes.

Notes

1. Archives nationales du Royaume-Uni, WO 95/407, Journal de guerre de la compagnie de tunneliers néo-zélandais, 19 juin 1916, « Les Allemands firent sauter un autre mystérieux camouflet plus près de leurs lignes que le camouflet d’hier et pour une raison inconnue. »

2. Grant W. Grieve et Bernard Newman, Tunnellers: The Story of the Tunnelling Companies, Royal Engineers, during the World War, Londres, Herbert Jenkins Limited, 1936, p. 110, « … mais le secteur était désigné comme extrêmement calme ».

3. Bibliothèque du musée du génie britannique, Rapports des mines – IIIe armée britannique, 27 février au 29 décembre 1916. Rapport d’activité de la semaine du 7 au 14 juillet 1916, « Maintenant qu’une action offensive est toute indiquée ici, elle doit prendre forme et être réalisée. »

4. Grant W. Grieve et Bernard Newman, Tunnellers…, op. cit., p. 110.

5. Archives nationales du Royaume-Uni, WO 95/407, Journal de guerre…, op. cit., 5 août 1916, « Nos distances de creusement étaient plutôt courtes à cause du nettoyage des tranchées et la réalisation d’abris souterrains dans le secteur K. »

6. The Work of the Royal Engineers in the European War, 1914-19, Military Mining, Uckfield, The Naval & Military Press Limited, 2004 (éd. orig. 1922), p. 82.

7. Ibid., p. 83.

8. Ibid.

9. Archives nationales du Royaume-Uni, WO 95/407, Journal de guerre…, op. cit., 15 août 1916.

10. Military Mining…, op. cit., p. 66.

11. Archives nationales du Royaume-Uni, WO 95/407, Journal de guerre…, op. cit., 1er septembre 1916, « Nos distances de creusement étaient très faibles. Seulement deux sections travaillaient dans les sapes et l’une d’entre elles, la section 4, était occupée à charger les tunnels J1.1 et J1.14 - 1 790 kg d’ammonal iront dans chaque galerie. Les sections 1 et 3 au travail dans les abris souterrains avancés à St.NICOLAS. »

12. James Campbell Neill, The New Zealand Tunnelling Company, 1915-1919, Auckland, Whitcombe & Tombs, 1922, p. 55, « … elle n’était pas populaire parmi nos hommes, qui n’étaient pas très contents de risquer le feu des obus pour rester au calme dans le confort relatif de leur quartier d’Arras. »

13. Imperial War Museum, Documents.11515, Les mémoires de la Première Guerre mondiale de James Williamson, 1re partie, f° 40, « L’idée était de prendre des boîtes contenant des mines miniatures remplies d’environ 15 cm3 d’“ammonal” […] Arrivés dans les sapes allemandes, nous devions les lancer dans les têtes des galeries et les faire sauter. »

14. Ibid., « Je connaissais un petit gars dans les rangs. C’était un Irlandais de Liverpool. »

15. Ibid., 1re partie, f° 42.

16. Ibid., « Il est décédé une heure après. Edwards fut un héros cette nuit-là ».